L’ homme de foi avait gravi la pyramide pour contempler ses enfants.

Il humecta sa bouche, ( Il devait leur parler avant leur longue marche).

Et inspira ( C’était mieux de crier comme dans le brouhabaobabaurum sous le marché couvert.

Mais pour cela ferma les yeux.

Quelle ne fut pas son erreur.

Car il vit que cela était bon,et tenté par le serpent a plume qui passait par ses oreilles, recommença.

Je vais m’offrir une seconde de répit !

Qui suffirent a l’endormir.

Le curé savoura son somme, ça ne lui pris que deux secondes.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, les enfants étaient fleurs, tout était silencieux.

Puis vint les cloches des vaches, des papillons volèrent, la fermière apparut.

Nue.

La femme de son frère.

Mon père ! L’appel ! Ne vous assoupipliezpas comme ça !

Non : la pioche ! Il faut la tuer d’abord ! Passe-moi la pioche !

Vous rêviez mon père !

L’ enfer et son diable étaient là qui lui tendait sa fourche.

C’est la feuille d’appel pour compter le troupeau, pas la pelle a moutons.

C’est toi qui m’a piqué ?

Vous aviez dit une seconde, ça faisait deux.

Le diable déchaîné.

Tu as troué la feuille d’appel avec ta pique ?

Avec ses deux boules de caoutchouc a chaque extrémités, c’est un bâton de majorette !

Tu as froissé la feuille d’appel avec une boule de caoutchouc ?

Mon père je monterai bien mais on ne tiendra jamais a deux sur le talus !

Je dois prendre ton bâton ?

Bonne pioche mon père ! Je vous l’offre ! Je n’en ai plus besoin !

Non Fanfan ! Garde ton beau bâton ! Si un sanglier t’attaque ?

Il faut courir en rond, ce sont les directives ! Ce sera votre bâton de maréchal ! Pour l’appel !

Non merci mon bon Fanfan, j’ai peur que ça ne fasse ROI !

Si Moustachedechat a jeté aussi des cailloux sur son talus vous auriez pu taper sur de la roche.

Sous la boule de caoutchouc il y a toujours la pointe.Pour l’appel !

Et si c’est toi qui faisait l’appel ?

Que n’avait-il pas dit  ? Fanfan qui y avait déjà troué son nom de sa pique comptait bien s’oublier.

Pour l’appel ? Ça ne va pas faire un peu VALET ?

Fanfan était malheureux.

Viens faire l’appel a mes côtés ! Apprenti-homme d’église !

Zut ! Et le plan de Fanfan pour se faire oublier qui marchait a merveille !

Je n’ai pas pris mes ailes : Bébert fouille les sacs !

Alors accroche-toi au bâton et fais toi léger comme une plume d’écrivain ! Je tire !

HO

Ce fut promptement fait au risque de faire DAME !

N’en veux pas a Bébert : on n’a jamais vu un garçon passer avec les filles !

Vous savez ce qu’il a dit ?

Si ce n’est pas trop bête et que ça te fais du bien de partager…

«Un garçon chez les filles ?  On va passer dans le journal ! ».

Vois comme l’idée a tant plu a Marguerite et souris un peu toi aussi !

Sourire d’une idée ? J’en aurai fais les majorettes aux sourires les plus regardés du monde !

Désolé Fanfan mais le monde regarde ailleurs !

Dommage car je suis un génie et j’exauce tout les vœuxconconveux allait dire Fanfan quand sonna plus urgent :

Mon père, vous avez une sauterelle sur votre col blanc !

Enlève moi ça ! Vite !

Ça a sauté, je ne la voie plus !

Non : j’aurais senti ses pattes se détendre !

Je la voie ! Elle descend votre colonne vertébrale !

Merde ! Elle est rentrée ! Pique-là !

Ffffffffffffffffffff

Non je l’ai ! Mais par contre, il fallait faire un choix, je n’ai pas pu attraper votre gros mot !

Moi c’est ton bras que mon œil n’a pas pu attraper !

Je vous montre la tête de lagresseuse ?

Et sans attendre il la montra.

Je la reconnais, elle était sur mon genou il y a cinq minutes !

Dans un champ en Allemagne ? Parce que vous parliez en allemand !

Je rêvais de mon frère !

L’ Allemagne est fleurie comme sur la photo de la charmante fermière ?

Comment un curé pouvait avoir comme marque-page même si c’est toujours a droite et retournée

la photo d’une charmante fermière dans le carnet de commande du forgeron son frère ?

Fanfan l’avait un jour retournée du bout des ongles pour ne pas l’abîmer .

Et tu n’as même pas abîmée la sauterelle ! Quelle délicatesse !

Ça c’est le plus dur !

A cette vitesse, j’aurais peur de déchirer mon aube ou un muscle.

Vous auriez pu faire pareil, il suffit d’y croire très fort !

Je préfère la voir dans ta main que dans la mienne !

Avec douceur, l’ailé faon avança :

Vous pourriez cacher la jolie fermière dans la grotte ?

Le maréchal Jorette gifla avec lourdeur. En y croyant très fort ! Comme si un mot se rattrapait.

Puis sa main revint et redevint légère sur le pommeau du bâton avant que celui-ci ne tombe.

ffffffffffffffffPafffffffffffffff

Une gifle méritée. Bien joué la fanfare. Mais des vies sont en jeu !

Le Firmin du camp des pissenlits qui courait après la Blandine du camp des roses blanches s’arrêta :

Vous préférez voir quoi dans la main de Fanfan plutôt que dans la votre mon père ?

Minfirm ! Tu n’as rien vu ?

Non ! Pourquoi ? Qu’est ce qu’il fallait voir ?

Sa main sur ma joue ! Toi Blandinela ? Tu l’a vue ?

Monsieur le curé a dit « Je préfère la voir dans ta main que dans la mienne » du verbe « Voir » ou « Je préfère l’avoir dans ta main que dans la mienne » du verbe « Avoir » ?

Tout va bien Blandine puisque sa joue Fanfan l’a dans ta main.

Fanfan regretta de ne pas avoir piqué les fesses du curé quand il il avait dit « Crotte ».

Et entendu ? Vous n’avez pas entendu ?

Les cris de l’ Adolphe, a cette époque là il y en avait encore, qui courait après l’Annabelle répondirent a Fanfan mieux que la Blandine n’aurait pu le faire.

Le Firmin et la Blandine s’impatientaient de partir pour n’entendre plus rien quand l’Annabelle questionna :

De quoi vous parlez ?

Prenant soin de bien cacher sa crotte de martien aux ailes rouges dans le creux de sa main car elle aurait trop effrayé les filles, par esprit de vengeance, Fanfan pimenta :

De crotte ! Monsieur le curé peut reconnaître quel animal l’a faite, quand, pourquoi et comment !

Mais pas du tout, nous parlions de satellites !

Le Firmin : Hé les gars, est-ce que quelqu’un a vu une crotte ?

La Blandine : la lune est un satellite de la terre !

Bien Blandine !

Le Firmin : Mon père, on a trouvé une crotte, vous nous diriez qui l’a…euh…faite ?

La Blandine : L’homme projette un jour d’en envoyer des artificiels !

Ah bon ? Firmin ! Jette moi ça de suite ! C’ est énorme ! C’est du sanglier !

Le Firmin : Mon père, si je peux me permettre, mon père m’a déjà pris a la chasse, cette crotte ne ressemble pas aux crottes des sangliers qu’il chasse.

La Blandine : Mon père il dit que sur la lune il fait froid et qu’ il y a des pingouins !

Tu sais Blandine, Jésus a dit que le ciel de son père avait plusieurs royaumes ! Firmin ! Refais voir ! Plus prés !

Le Firmin : Je n’ose pas ! Si c’est quelqu’ un qui a fait dans les buissons ?

La Blandine : Il y avait du journal ?

Blandine ! S’il te plaît !

Le Firmin : Je peux vous prêter ma loupe si vous voulez !

Mon père ! Les loupes sont interdites : ils font griller des fourmis avec !

La Blandine : Ah c’’est pour ça que mon père m’interdit de parler de sa lunette astronomique !

Le Firmin : C’est un fauve quand ça pue comme ça !

La Blandine : Maman ! J’ai peur !

Sentez-la mon père, je vous cache !

Bon, les enfants, tout le monde se met en rang, les filles a ma gauche, les garçons a ma droite.

Le camp des pissenlits a droite ! Le camp des roses blanches a gauche !

Merci Fanfan ! Je vais y arriver tout seul !

Les parents montrent l’exemple et rentrent sagement chez eux !

Fanfan ! Mais enfin qu’est ce qui te prend ? Laisse-les embrasser leurs enfants !

Mon père, ils l’ont déjà fait cent fois et ça leur met la honte !

Fanfan tu vas redescendre ! Et plus vite que tu n’es monté !

Mais tous ne regardaient plus que Fanfan. Cloué a son curé.

Qui vite arracha la boule de sur son bâton, la feuille de sur son clou et commença l’appel.

Quant au prêtre comme dirait le poète : la liste le berçant, Satan vint murmurant.

Dis-moi, il sentent drôlement bon les cheveux de l’As de pique ! Rapproche un peu ton nez pour voir !

Un nez pour voir ?  Satan, ce que tu es drôle !

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